Des mesures indépendantes enfin séparées de la génération d’images

DLSS 5 est disponible dans NBA 2K27 depuis le 4 septembre 2026 en Europe. Cette première intégration officielle permet surtout de vérifier une question laissée ouverte lors de l’annonce : le coût réel du rendu neuronal, indépendamment de Super Resolution et de la génération multiple d’images. TechSpot a testé toutes les GeForce RTX 50 de bureau avec une copie en accès anticipé et le pilote pris en charge par NVIDIA. Le jeu ne possède toutefois pas de benchmark intégré ; les résultats décrivent donc les séquences et réglages du protocole, pas chaque match possible.

Le constat central est cohérent avec le fonctionnement annoncé par NVIDIA. DLSS 5 applique son réseau neuronal après la reconstruction de l’image, à la définition de sortie. Son temps de calcul dépend donc beaucoup plus du nombre final de pixels que de la définition interne ou du niveau de détail choisi. Sur une RTX 5090 en 4K, TechSpot ne gagne que 2 images par seconde en passant du réglage maximal à High avec DLSS 5 actif. Descendre jusqu’au préréglage Low n’ajoute que 9 images par seconde dans cette scène.

Cade Cunningham tient un ballon dans NBA 2K27 avec le rendu DLSS 5 activé, sur une image officielle NVIDIA.
L’image officielle illustre le traitement des visages et des matériaux. Elle ne mesure ni le temps de rendu ni la stabilité en mouvement.

En 4K, même les RTX 5080 et 5070 Ti passent sous 60 i/s

Sans Frame Generation, TechSpot mesure 76 i/s sur RTX 5090 en 4K avec le préréglage maximal et DLAA, contre 192 i/s lorsque DLSS 5 est désactivé : une baisse de 60 %. La RTX 5080 atteint 53 i/s avec DLSS 5, contre 185 i/s sans la fonction, soit 71 % de moins. Avec DLSS Quality, la RTX 5070 Ti tombe à 44 i/s et la RTX 5070 à 33 i/s. Ces valeurs montrent qu’une fréquence affichée élevée dans un graphique combinant toutes les briques DLSS ne représente pas la cadence réellement calculée par le moteur.

Hardwareluxx aboutit à la même hiérarchie avec un protocole différent. En 1440p, ray tracing actif et DLSS Quality, le site mesure 147,6 i/s sur RTX 5090 avec DLSS 5 contre 230,5 i/s sans lui. La RTX 5080 passe de 227,8 à 101,9 i/s, la RTX 5070 Ti de 219,6 à 89,5 i/s et la RTX 5070 de 201,2 à 67,1 i/s. Il ne faut pas fusionner ces chiffres avec ceux de TechSpot : les scènes, préréglages et méthodes ne sont pas identiques. Leur convergence porte sur l’ampleur du coût, pas sur une valeur universelle.

Chef de ramen dans une démonstration officielle NVIDIA avec DLSS 5 activé sur la peau, les tissus et l’éclairage.
Cette démonstration officielle montre les effets recherchés sur la lumière et les matériaux, pas les performances mesurées dans NBA 2K27.

Le 1440p et le 1080p restent coûteux sur le milieu de gamme

La RTX 5060 Ti 16 Go illustre la limite pratique. À 1440p, TechSpot relève 165 i/s sans DLSS 5 et 50 i/s avec la fonction et DLSS Quality, soit environ 70 % de moins. À 1080p, elle atteint 78 i/s, avec une baisse encore estimée à 65 %. La RTX 5060 obtient 73 i/s en 1080p, tandis que la RTX 5050 ne maintient pas 60 i/s même avec le préréglage Low. Dans ce premier jeu, la compatibilité officielle de toute la gamme RTX 50 ne signifie donc pas que chaque carte offre une expérience convaincante à chaque définition.

L’upscaling aide peu parce qu’il réduit seulement la partie du rendu exécutée avant DLSS 5. Sur RTX 5060 Ti 16 Go à 1440p, TechSpot passe de 46 i/s avec DLAA à 50 i/s avec DLSS Quality lorsque le rendu neuronal reste actif, un gain de 9 %. Sans DLSS 5, le même passage de DLAA à Quality améliore la cadence de 28 %. Choisir Performance ou une définition interne encore plus basse ne réduit pas le temps du réseau appliqué ensuite à l’image finale.

Personnage assis dans la démonstration NVIDIA Zorah avec DLSS 5 activé sur les tissus, la peau et le décor.
La démonstration Zorah représente une vitrine technique. Les mesures retenues ici proviennent exclusivement de NBA 2K27.

La génération d’images lisse la sortie, pas la latence de base

NVIDIA associe DLSS 5 à Super Resolution et à Multi Frame Generation pour retrouver une fréquence affichée très élevée. Cette combinaison peut améliorer la fluidité perçue sur un écran rapide, mais les images générées n’augmentent pas la cadence à laquelle le jeu traite les commandes, la physique et les images natives. Une base de 50 i/s multipliée pour l’affichage conserve une latence et une réactivité plus proches de 50 i/s que du total présenté à l’écran. Dans un jeu de sport, cet écart peut compter autant que le détail visuel supplémentaire.

La consommation mérite aussi une lecture prudente. Hardwareluxx mesure sa RTX 5090 à 575 W en 4K avec DLSS 5, contre 374,4 W sans la fonction dans son scénario ; la RTX 5080 passe de 291,3 à 349,2 W. Ce sont des mesures de cartes précises dans un protocole donné, pas une promesse pour tous les modèles partenaires. Elles confirment néanmoins que le rendu neuronal sollicite fortement le GPU et que le nombre d’images générées ne doit pas être confondu avec une meilleure efficacité énergétique.

Un effet à tester scène par scène, sans supposer qu’il est gratuit

Sur les captures fixes, Hardwareluxx observe des changements dans les textures fines, les contours et certaines surfaces, sans avantage systématique. Selon la scène, l’image paraît plus détaillée ou contrastée, mais parfois aussi plus lissée. Le bénéfice dépendra donc du réglage choisi par le studio, de la direction artistique et du mouvement. Les essais courts ne répondent pas encore à toutes les questions sur le scintillement, les visages en animation ou la constance pendant une partie complète.

Pour un joueur RTX 50, le bon test consiste à comparer la même séquence avec et sans DLSS 5, Frame Generation désactivé d’abord, puis à surveiller cadence native, latence, consommation et défauts temporels. En 4K, les premières données invitent à privilégier la fréquence de base si la réactivité compte. NVIDIA prévoit d’étendre officiellement la prise en charge aux RTX 40, mais n’a pas communiqué de date. NBA 2K27 reste surtout un premier cas : il démontre le potentiel visuel de DLSS 5 autant qu’il révèle le prix très concret de son calcul.

Sources