Un lancement mondial qui commence en août
Samsung a annoncé le 4 août 2026 que Prime Video commence à proposer HDR10+ Advanced dans le monde à partir de ce mois-ci. Le service devient la première plateforme de streaming à activer commercialement cette évolution de HDR10+ sur des programmes compatibles. La première vague vise une sélection de téléviseurs Samsung de la gamme 2026, sans calendrier quotidien ni liste complète de modèles dans le communiqué de lancement.
Il faut distinguer trois dates. HDR10+ Technologies a dévoilé le format en décembre 2025, Samsung l’a présenté sur ses écrans 2026 au CES en janvier, puis l’annonce du 4 août marque le début de la disponibilité sur Prime Video. Ce n’est donc pas un nouveau téléviseur ni un nouveau panneau, mais l’arrivée du premier flux commercial utilisant les métadonnées Advanced.
La page d’information de HDR10+ Technologies indique que les contenus compatibles sont accessibles dans l’application Prime Video aux abonnés avec publicité comme aux clients premium, à l’échelle mondiale. Cette portée ne signifie pas que tout le catalogue bascule immédiatement. Prime Video parle de titres sélectionnés et prévoit d’étendre la prise en charge progressivement.

Plus de métadonnées pour la luminosité et le mouvement
La fonction Enhanced Overall Brightness enrichit les statistiques de luminance transportées avec l’image. Le livre blanc explique que l’analyse décrit davantage de niveaux, du 1er percentile des zones les plus sombres jusqu’au 99,98e percentile des plus lumineuses. Le téléviseur reçoit ainsi des indications plus fines pour adapter sa courbe de mappage à la scène et à sa propre capacité de pic lumineux.
Cette technique ne rend pas physiquement une dalle plus lumineuse. Elle cherche à mieux employer la réserve déjà disponible et à éviter qu’un programme HDR paraisse inutilement sombre sur un écran premium. Le résultat dépend toujours du master, du modèle de téléviseur, de son traitement vidéo, de ses réglages et de l’environnement de visionnage. Aucun chiffre de gain de luminosité n’est fourni pour le déploiement Prime Video.
Intelligent Motion Smoothing ajoute pour sa part six niveaux de lissage, de 0 à 5, transmissibles scène par scène. Le producteur ou le diffuseur peut théoriquement conserver un mouvement proche du 24 images par seconde dans un film, puis appliquer davantage de compensation à du sport ou à une séquence rapide. Lors d’une démonstration encadrée par Samsung au CES, T3 avait surtout retenu cette variation du mouvement. Ce test ne constitue toutefois pas une validation indépendante du flux Prime Video disponible aujourd’hui.

Ce que cela change pour les propriétaires de téléviseurs
Sur un titre, une application et un téléviseur tous compatibles, l’activation doit être automatique. L’utilisateur ne télécharge pas un fichier vidéo distinct et ne transforme pas manuellement un programme HDR10+ existant. En revanche, chaque maillon compte : un écran plus ancien, une application non mise à jour ou un lecteur externe dont la compatibilité Advanced n’est pas annoncée ne peut pas exploiter les nouvelles fonctions.
La rétrocompatibilité évite normalement un écran noir ou une impossibilité de lecture. Le livre blanc précise qu’un flux HDR10+ Advanced peut être présenté selon les capacités d’un appareil HDR10+ ou HDR10. Cela ne revient pas à recevoir la même image : les métadonnées étendues, le contrôle local et les instructions de mouvement peuvent alors être ignorés ou réduits au niveau pris en charge.
Le communiqué Samsung réserve la fonction à certains modèles premium 2026 et ajoute une restriction notable : HDR10+ Advanced n’est pas pris en charge lorsque Filmmaker Mode est activé. Les propriétaires attachés à ce mode devront donc choisir, au moins au lancement, entre son traitement plus sobre et les fonctions Advanced. Samsung ne précise pas si ce conflit pourra être levé par une mise à jour.
HDR10+ Advanced ne doit pas non plus être confondu avec Dolby Vision. Les deux familles utilisent des métadonnées dynamiques, mais leurs chaînes de certification et leurs fonctions diffèrent. Samsung continue de privilégier HDR10+, sans annoncer Dolby Vision sur ses téléviseurs. Le lancement Prime Video apporte une option supplémentaire ; il ne démontre pas qu’un format surpasse l’autre dans tous les masters et sur toutes les dalles.
Des fonctions promises, mais encore peu de détails vérifiables
La spécification complète prévoit aussi une optimisation par genre, un mappage local pouvant cibler jusqu’à trois zones d’une image, des statistiques de couleur dynamiques et un mode destiné au cloud gaming. Le communiqué Prime Video du 4 août met surtout en avant la luminosité étendue et le lissage du mouvement. Il ne confirme pas que chaque titre lancé exploite toutes les fonctions disponibles dans la norme.
Plusieurs informations pratiques manquent encore : liste des films et séries encodés, références exactes des téléviseurs éligibles selon les pays, version de Tizen ou de l’application requise, date d’activation par région et méthode claire pour identifier le signal reçu. Samsung et Prime Video ne publient pas non plus de comparaison de débit, de compression ou de latence avec HDR10+ classique.
Pour le jeu, la prudence est plus importante encore. La présence d’un volet cloud gaming dans HDR10+ Advanced ne signifie pas que GeForce Now, Xbox Cloud Gaming, Luna, une console ou un PC l’utilisent déjà. L’annonce concerne des films et séries pris en charge sur Prime Video. Il faudra des déclarations séparées des plateformes et des tests mesurant image, latence et compatibilité avant d’en tirer une recommandation gaming.

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