Le State of Play passe des promesses au fonctionnement du jeu

S-GAME a consacré son State of Play du 18 août 2026 à une démonstration approfondie de Phantom Blade Zero. La présentation ne se limite plus à annoncer un rendez-vous ou à enchaîner des combats montés : elle décrit la structure de l’arsenal, l’amélioration des équipements, les modes de difficulté et le rôle des quêtes secondaires. La sortie reste fixée au 29 octobre 2026 sur PlayStation 5, Steam et Epic Games Store, avec un lancement le 28 octobre dans certains territoires américains.

Le jeu suit Soul, un assassin frappé par une malédiction qui ne lui laisserait que soixante-six jours à vivre. Son enquête traverse le Wulin, un monde inspiré des récits wuxia où plusieurs factions, maîtres d’armes et figures du passé poursuivent leurs propres objectifs. S-GAME présente les affrontements comme une manière d’apprendre autant sur les adversaires que sur le système de combat : vaincre certains ennemis permet d’intégrer leurs armes ou techniques à l’arsenal de Soul.

Cette progression relie directement exploration, affrontements et construction du personnage. Les quêtes secondaires ne sont pas décrites comme de simples détours récompensés par de l’expérience : certaines pourront ouvrir des branches de l’histoire ou approfondir le passé des personnages. L’éditeur ne précise cependant ni le nombre de ramifications, ni la permanence des choix, ni la possibilité de revenir sur une décision dans une même partie.

Plus de 55 armes entre équipement principal et Phantom Edges

L’arsenal comprend plus de trente armes principales et vingt-cinq armes secondaires appelées Phantom Edges. Les premières couvrent notamment épées, lames doubles, lances et armes lourdes ; les secondes ajoutent des outils à distance, des mécanismes ou des techniques d’invocation. Le total dépasse donc cinquante-cinq possibilités sans que cela signifie cinquante-cinq styles entièrement indépendants : l’étendue réelle des ensembles de coups et de leurs variantes devra être évaluée sur le jeu final.

Capture officielle de Phantom Blade Zero montrant Soul combattant un adversaire armé dans un temple.
Soul peut combiner une arme principale avec des Phantom Edges. La variété annoncée ne garantit pas que chaque pièce possède une profondeur ou un équilibrage identiques.

Les armes peuvent être améliorées et complétées par des accessoires. S-GAME montre aussi un système de reforger conçu pour encourager les essais : lorsqu’un équipement est refondu, les matériaux investis sont restitués. En pratique, cette règle devrait limiter la pénalité associée à un build abandonné et permettre d’adapter Soul à un boss ou à une nouvelle arme sans recommencer toute la collecte. Le studio ne détaille pas encore les coûts périphériques ni les éventuelles ressources qui ne seraient pas remboursées.

Le combat repose toujours sur l’esquive, la parade, les contres et l’enchaînement de techniques inspirées des arts martiaux. La nouveauté éditoriale tient à la manière dont ces systèmes doivent évoluer ensemble : une arme récupérée sur un adversaire alimente un arsenal personnalisable, les accessoires modifient le build et la restitution des matériaux réduit le verrouillage. Aucune démonstration contrôlée par l’éditeur ne permet toutefois de mesurer l’équilibre à haut niveau ou la fréquence réelle d’obtention des ressources.

Trois difficultés et Donnie Yen au cœur du Wulin

Trois niveaux de difficulté sont annoncés. Wayfarer vise les personnes qui privilégient le récit ; Hellwalker doit proposer des ennemis plus avancés et capables d’adapter davantage leur comportement ; Sixty-Six Days représente le niveau le plus exigeant. Cette nomenclature donne une intention, mais pas encore les paramètres modifiés : S-GAME ne chiffre ni les fenêtres de parade, ni les dégâts, ni l’agressivité ou la résistance propres à chaque mode.

Capture officielle de Phantom Blade Zero montrant un affrontement sous un arbre décoré de rubans.
Le choix de difficulté doit permettre d’aborder le Wulin selon des attentes différentes. Les écarts exacts entre les trois modes restent à mesurer.

Donnie Yen intervient comme consultant créatif depuis 2023 et prête désormais son visage ainsi que ses mouvements à Mó Yuan, le père de Soul. Le studio explique avoir utilisé cette collaboration pour renforcer la cohérence des chorégraphies et du langage corporel. La capture d’un artiste martial reconnu peut guider l’animation, mais elle ne suffit pas à garantir la réponse des commandes, la lisibilité des impacts ou la stabilité des transitions dans toutes les situations jouables.

Le récit place aussi Mó Yuan dans un réseau de relations qui dépasse le simple rôle de mentor ou d’adversaire. Les quêtes et les duels doivent révéler les motivations de figures rencontrées dans le Wulin, avec une mise en scène inspirée du cinéma wuxia. Le State of Play apporte du contexte et des séquences plus longues, mais reste une présentation éditée par le constructeur et le studio ; il ne permet pas de juger la densité de l’exploration ou la qualité constante de l’écriture.

Des configurations PC publiées, mais encore sans benchmark indépendant

Steam affiche désormais deux objectifs PC. Le minimum vise 1080p à 30 images par seconde avec mise à l’échelle, sous Windows 10 ou 11 64 bits, avec un Core i5-8700K ou Ryzen 5 3600, 16 Go de RAM et une GeForce GTX 1660 6 Go ou Radeon RX 5500 XT 8 Go. Un SSD et DirectX 12 sont obligatoires. L’objectif recommandé est 1440p à 60 images par seconde avec upscaling, un Core i5-10600K ou Ryzen 5 5600X et une RTX 3060 Ti 8 Go ou RX 6700 XT 12 Go.

Capture officielle de Phantom Blade Zero montrant un combat nocturne sous la pluie.
Les effets de pluie et de particules rendent les performances particulièrement importantes. Les configurations indiquent des cibles avec upscaling, pas un rendu natif garanti.

Ces fiches apportent enfin un cadre, mais laissent des inconnues importantes. Elles ne nomment pas la technologie d’upscaling, sa qualité choisie, le niveau graphique, la quantité de stockage, la présence éventuelle de ray tracing ni la stabilité des minima. Le matériel recommandé ne garantit pas 60 images par seconde constantes dans chaque scène. Il faudra des tests sur la version finale et des pilotes de lancement pour juger les performances réelles.

Le State of Play précise désormais l’exploration, la progression et la construction des builds, mais laisse encore ouverts la durée de campagne, les modes graphiques PS5, les options d’accessibilité détaillées et la qualité de la version PC. Les précommandes fixent aussi deux éditions : 69,99 € et 79,99 € sur le PlayStation Store belge, contre 59,99 € et 69,99 € sur Steam lors de la vérification. Ces informations ne remplacent pas les analyses techniques ni les critiques attendues avant le 29 octobre.