Univers du jeu

L’univers de Halo reste d’une richesse exceptionnelle. Avec cette reconstruction 2026, ses paysages, son architecture forerunner et ses affrontements avec les Covenants gagnent encore en ampleur. Redécouvrir l’anneau avec une telle réalisation renforce le sentiment d’aventure et justifie pleinement la note de 9/10 dans cette catégorie.

Pour un fan de la première génération, la version française est en revanche décevante. Les voix du Major — le Spartan — et de Cortana sont tellement différentes qu’une partie de la nostalgie disparaît. Quelques voix restent identiques, mais le contraste demeure marqué. Les nouveaux joueurs qui découvrent la campagne y trouveront probablement une bonne VF ; pour les puristes, le changement est beaucoup plus difficile à accepter.

Graphisme

Graphiquement, Halo: Campaign Evolved est sublime. L’Unreal Engine 5 apporte un véritable plus à cette version 2026 : les effets de particules, les jeux de lumière et la densité des environnements offrent une vraie claque visuelle. Quelques bugs apparaissent ici et là, sans remettre en cause l’excellente impression générale.

Le test a été réalisé sur PC au format 21:9, en 5K2K à 165 Hz, avec le HDR activé sur un LG UltraGear 45GX950A-B. Dans ces conditions, le résultat est particulièrement impressionnant, notamment dans les intérieurs Covenant, les scènes très lumineuses et les paysages ouverts.

Le principal défaut technique concerne les cinématiques, régulièrement floues ou saccadées pendant ma partie. La désactivation de la Frame Generation a amélioré leur stabilité sur ma configuration. Ce constat reste lié à mon matériel et à mes réglages : je ne le présente pas comme un comportement garanti sur tous les PC.

Les cinématiques ont parfois présenté du flou et des saccades ; désactiver la Frame Generation a amélioré leur stabilité sur la configuration testée.

Gameplay

Cette version 2026 modernise efficacement un jeu datant de 2001. Le sprint, l’activation manuelle des capacités et un arsenal un peu plus fourni rendent les combats plus actuels. Les missions bonus apportent également de nouvelles situations et un véritable vent de fraîcheur pour les vétérans de la licence.

La structure d’origine reste cependant très présente. J’avais oublié à quel point certains niveaux reposaient sur un gameplay en couloirs, avec des séquences répétitives qui finissent par peser sur le rythme.

Concernant les Lekgolos, ou Chasseurs, j’ai refait le test dans toutes les difficultés : je n’ai jamais retrouvé la possibilité de les éliminer en une seule balle dans leur point faible, contrairement au jeu d’origine. Ce n’est donc pas une particularité du mode Héroïque.

Amusement

Pour les nouveaux joueurs, découvrir cette campagne peut être un pur régal. Pour les vétérans, l’expérience est plus contrastée, car la beauté de la reconstruction ne masque pas toujours le poids de certaines structures héritées de 2001.

Mon avis personnel : je suis un fan de la première génération et je n’ai pas toujours su apprécier le jeu à sa juste valeur. Je me suis beaucoup amusé pendant les deux ou trois premiers niveaux, puis je suis tombé dans l’ennui face aux couloirs et j’ai parfois eu le sentiment de subir les missions jusqu’à la fin de ma campagne en Héroïque.

Les missions bonus ont heureusement ravivé mon intérêt. Leurs nouvelles situations, leur arsenal enrichi et la présence de Williams redonnent de l’élan à l’ensemble au moment où la campagne originale commençait à me lasser.

Les missions bonus renouvellent les décors, les situations et l’arsenal : le vent de fraîcheur le plus appréciable pour un vétéran de la campagne originale.