Univers du jeu
Ce qui m’a le plus plu, c’est de contrôler deux personnages qui ne me font pas vivre l’aventure de la même manière. Avec Grace, la peur et l’insécurité prennent le dessus. Face à un adversaire, je me sens vulnérable. Avec Léon, le rapport s’inverse : je suis plus à l’aise et j’aborde les ennemis avec davantage de confiance.
Ces deux ambiances bien distinctes sont au cœur de mon intérêt pour Requiem. L’ensemble reste sombre et mature, et l’histoire m’a tenu en haleine du début à la fin. J’avais envie de continuer pour découvrir la suite et mieux comprendre cet univers. Je lui attribue 8/10.
Graphisme
À mes yeux, Resident Evil Requiem représente ce qui se fait de mieux visuellement en 2026. La réalisation me paraît maîtrisée de bout en bout : les éclairages sont particulièrement réussis, les décors sont à couper le souffle et les visages sont très bien modélisés. Les animations ne m’ont pas donné matière à reproche non plus. C’est le point fort de mon évaluation, avec 9/10.
Les captures des rues sous la pluie illustrent bien ce soin visuel, avec leurs enseignes lumineuses, leurs surfaces humides et la richesse des éléments du décor. Les intérieurs offrent eux aussi des compositions marquantes, notamment dans les grands espaces à l’architecture travaillée.
J’ai joué en 5K2K au format 21:9, avec le HDR, les réglages au maximum et le path tracing activés. Sur mon PC équipé d’une RTX 5090 et d’un Ryzen 9 9950X3D, la fluidité est restée stable à 165 FPS affichés avec le DLSS Performance et la Frame Generation ×3. Ce chiffre inclut les images générées : il décrit mon expérience avec ces réglages et ne correspond pas à 165 FPS natifs.
Gameplay
Le contraste entre les deux personnages se ressent aussi dans les commandes. Grace donne une sensation de lourdeur, mais je ne la considère pas simplement comme un défaut : elle renforce sa vulnérabilité. Fuir ou combattre un adversaire devient plus compliqué, ce qui nourrit directement la peur ressentie pendant ses séquences.
J’ai joué Grace en première personne, un point de vue qui accentue pour moi cette insécurité. Avec Léon, que j’ai joué en troisième personne, les sensations sont plus rapides et dynamiques. Je me sens davantage capable d’affronter les ennemis, dans une approche plus tournée vers l’action. J’ai apprécié ces deux façons de jouer et la différence de sensations qu’elles apportent.
Le passage à Raccoon City m’a moins convaincu. Cette portion en semi-monde ouvert m’a donné l’impression de jouer à un autre jeu. La rupture avec l’ambiance précédente est sensible, et l’exploration prend une place qui me pousse à chercher partout pour ne manquer aucun objet ni aucune arme. C’est cette façon d’aborder les lieux, autant que le changement d’atmosphère, qui m’a gêné. Ma note de gameplay est de 7/10.
Amusement
Sur l’ensemble de mes sessions, je ne me suis pas ennuyé. Malgré ma réserve sur Raccoon City, l’envie de découvrir davantage l’univers et l’histoire est restée présente. J’ai terminé l’aventure en 30 heures, en difficulté Standard moderne, avec l’intérêt de voir ce qui m’attendait ensuite.
Mon plaisir vient autant de la tension vécue avec Grace que de l’assurance retrouvée avec Léon. Cette différence m’a accompagné tout au long du jeu et participe à mon appréciation générale. Pour l’amusement, je retiens 8/10.

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