Mon avis en quelques lignes
Le LG UltraGear 45GX950A-B n’est pas un simple écran OLED agrandi. Son format de 45 pouces, sa hauteur d’image et sa courbure 800R produisent une sensation d’immersion immédiate que les moniteurs 16:9 classiques ont beaucoup de mal à reproduire.
Dans les jeux AAA correctement compatibles avec le 21:9, l’expérience peut être spectaculaire. God of War Ragnarök, The Last of Us Part I et Part II, Black Myth: Wukong ou encore Cyberpunk 2077 prennent une autre dimension.
La définition 5120 × 2160 apporte également une très bonne netteté, y compris sur le bureau Windows. Contrairement à ce que je pouvais craindre avec une dalle OLED ultrawide de cette taille, les textes restent très propres à 150 % de mise à l’échelle et je n’ai pas observé de franges colorées gênantes.
Tout n’est cependant pas parfait. Le HDR m’a semblé assez fade au premier abord avec le profil Gamer 1. Gamer 2 apporte beaucoup plus d’impact, mais au prix d’un rendu que je trouve moins fidèle. Surtout, le banding est régulièrement visible dans les ciels, les brouillards, les halos et les transitions sombres. Sur mon exemplaire, il s’agit du défaut le plus important.
Quant au Dual Mode à 330 Hz, son gain de fluidité est bien réel, mais la chute en 2560 × 1080 dégrade trop fortement la qualité d’image pour correspondre à mes priorités.
Conditions de ce test
| Composant ou réglage | Configuration utilisée |
|---|---|
| Durée d’utilisation | Plus de six mois |
| Processeur | AMD Ryzen 9 9950X3D |
| Carte graphique | MSI GeForce RTX 5090 Ventus 3X OC |
| Mémoire | 64 Go de RAM |
| Connexion principale | DisplayPort avec le câble fourni |
| Signal utilisé | 5120 × 2160 à 165 Hz |
| Profondeur de couleur | 10 bits |
| Format de couleur | RGB |
| Plage dynamique | Complète |
| G-SYNC | Plein écran et mode fenêtré |
| Mise à l’échelle Windows | 150 % |
| HDR Windows | Activé manuellement pour les contenus HDR |
| Auto HDR | Désactivé |
| Calibration HDR | Profil Windows HDR Calibration actif |
| Luminosité du contenu SDR en HDR | 25 |
La valeur de 604 nits évoquée dans ce test correspond à la valeur affichée ou définie lors de la calibration Windows et dans les jeux. Elle n’a pas été mesurée avec une sonde.
Fiche technique du LG UltraGear 45GX950A-B
Le moniteur utilise une dalle OLED de 44,5 pouces commercialisée comme un modèle 45 pouces, avec un format 21:9, une courbure 800R et une densité annoncée de 125 pixels par pouce. Sa définition native est de 5120 × 2160 à 165 Hz. Le Dual Mode permet de basculer en 2560 × 1080 jusqu’à 330 Hz, avec plusieurs tailles d’affichage disponibles. LG annonce également un temps de réponse de 0,03 ms GtG, une certification DisplayHDR True Black 400 et une couverture DCI-P3 typique de 98,5 %.
| Caractéristique | Donnée constructeur |
|---|---|
| Technologie de dalle | OLED |
| Taille | 44,5 pouces, commercialisé comme 45 pouces |
| Format | 21:9 |
| Courbure | 800R |
| Définition native | 5120 × 2160 |
| Fréquence native | 165 Hz |
| Dual Mode | 2560 × 1080 jusqu’à 330 Hz |
| Densité | 125 ppp |
| Temps de réponse annoncé | 0,03 ms GtG |
| HDR | HDR10 et DisplayHDR True Black 400 |
| Synchronisation | G-SYNC Compatible, VESA AdaptiveSync et FreeSync Premium Pro |
| DisplayPort | DisplayPort 2.1 avec DSC |
| HDMI | Deux entrées HDMI |
| USB-C | Vidéo, données et alimentation jusqu’à 90 W |
| Hub USB | Deux ports USB descendants |
| Audio | Deux haut-parleurs de 10 W |
| Support | Hauteur, inclinaison et rotation horizontale |
| VESA | 100 × 100 mm |
La connectique, le DisplayPort 2.1 avec DSC, l’alimentation USB-C de 90 W, les deux ports USB descendants et les haut-parleurs de 10 W sont confirmés par la fiche technique officielle de LG.
Installation et qualité de fabrication
Un écran réellement imposant
Ma première réaction après l’installation a été très simple : il est immense et il faut de la place.
Sur une fiche produit, 45 pouces en 21:9 peuvent sembler raisonnables. Une fois le moniteur posé sur un bureau, son gabarit devient immédiatement évident. LG indique une largeur proche de 99,2 cm, une profondeur de 34,2 cm avec le pied et un poids d’environ 14 kg avec son support.
Pour obtenir une distance de visionnage confortable et éviter de se retrouver trop près de la courbure, je recommande un bureau d’environ 80 cm de profondeur. Un bureau moins profond peut fonctionner, mais il limite fortement la liberté de placement et rapproche rapidement la dalle du visage.
Montage très simple
Le montage du pied et l’installation générale ont été très simples. Le moniteur était accompagné du matériel officiel de base et j’utilise actuellement le câble DisplayPort fourni.
Malgré la taille de l’écran, la prise en main du support ne pose pas de difficulté particulière.
Une bonne finition, avec un design très gaming
La finition générale me paraît bonne. Je n’ai observé ni défaut d’assemblage évident, ni pixel mort, ni zone anormalement sombre, ni différence de teinte gênante.
Le design est clairement orienté gaming. Il ne cherche pas spécialement la discrétion, particulièrement lorsqu’on observe l’arrière du moniteur. Ce choix correspond à la gamme UltraGear, mais il faudra en tenir compte pour une installation sobre ou professionnelle.
Un pied stable et suffisamment réglable
Le pied d’origine est très stable. Je n’ai pas constaté d’instabilité particulière pendant l’utilisation.
- Le réglage en hauteur
- L’inclinaison
- La rotation horizontale
La rotation est assez limitée, ce qui me paraît normal compte tenu de la taille et de la courbure du moniteur. Les différents ajustements sont simples à effectuer.
Un bras VESA n’est pas indispensable, mais il peut devenir intéressant pour libérer de la profondeur sur le bureau et affiner le positionnement de la dalle. Il faut naturellement choisir un bras capable de supporter le poids et le format de l’écran.
Connectique et stabilité du signal
Mon réglage principal en DisplayPort
J’utilise principalement le LG en DisplayPort avec les paramètres suivants :
- 5120 × 2160
- 165 Hz
- 10 bits
- RGB
- Plage dynamique complète
Le DisplayPort officiel est de type 2.1 avec DSC. Je n’ai cependant pas vérifié directement, dans ma chaîne d’affichage, l’état précis de la compression DSC. Je ne peux donc pas confirmer personnellement son fonctionnement en temps réel.
G-SYNC est activé à la fois pour les applications en plein écran et en mode fenêtré.
Depuis les mises à jour du pilote graphique et du moniteur, je ne rencontre actuellement :
- Aucun écran noir
- Aucune perte de signal
- Aucun clignotement
- Aucun problème au démarrage
- Aucun souci à la sortie de veille
Le signal est stable dans mon utilisation quotidienne.
HDMI : une impression HDR légèrement différente
J’ai également testé le HDMI. Dans l’ensemble, son comportement me paraît comparable au DisplayPort.
J’ai néanmoins eu l’impression que le rendu HDR était légèrement meilleur en HDMI. Je considère ce point comme une impression visuelle, et non comme une conclusion technique. Je n’ai pas effectué de comparaison instrumentée permettant de garantir que les deux entrées utilisaient une chaîne de traitement strictement identique.
USB-C et MacBook
La connexion USB-C s’est montrée particulièrement pratique avec mon MacBook.
- L’image
- Les données
- La recharge
Sur mon MacBook, j’ai obtenu la définition native et la fréquence native indiquées par le système, avec un affichage très stable. La puissance de recharge s’est également montrée suffisante pour maintenir ou augmenter le niveau de batterie pendant l’utilisation.
Je n’ai pas utilisé le hub USB intégré de façon régulière et je n’ai pas testé la prise casque.
Haut-parleurs intégrés
Les haut-parleurs sont corrects pour un moniteur. Ils peuvent convenir pour une vidéo rapide, une visioconférence ou une utilisation de dépannage.
Ils ne remplacent toutefois pas une véritable paire d’enceintes ou un bon casque pour jouer, écouter de la musique ou profiter d’une expérience cinématographique.
OSD et ergonomie des menus
Le joystick est facile à atteindre. Sa précision est bonne et la navigation est réactive.
L’OSD est suffisamment clair pour modifier rapidement un profil ou un paramètre sans passer plusieurs minutes à chercher une option.
J’utilise le DAS — Dynamic Action Sync. J’ai constaté directement que cette fonction devient indisponible lorsque le mode sRGB est activé sur mon exemplaire.
Je n’ai pas relevé de bug notable de l’OSD :
- Aucun menu bloqué
- Aucun profil changeant seul
- Aucun réglage principal oublié après redémarrage
- Aucune lenteur particulière
Je n’ai trouvé aucun réglage explicitement nommé HGiG dans l’OSD avec le firmware utilisé pendant ce test.
Utilisation SDR : une très bonne surprise
Une expérience Windows convaincante
J’utilise le mode SDR la majorité du temps en dehors des jeux HDR.
Sur le bureau Windows, l’expérience est bonne, que ce soit pour :
- La navigation web
- La lecture de documents
- La bureautique
- Les longues sessions hors jeu
- La création légère
- Le multitâche
La luminosité disponible me paraît excellente en SDR. Les couleurs et les blancs sont bons, les noirs sont parfaits, et je n’ai rien remarqué de gênant au niveau du gamma ou des détails dans les zones sombres.
L’uniformité visuelle sur les fonds gris ou blancs m’a également semblé bonne. Je n’ai observé aucune zone nettement plus sombre, aucune teinte anormale et aucun défaut de dalle évident.
Netteté des textes
Avec la mise à l’échelle Windows réglée à 150 %, les textes sont très nets.
Je qualifierais la netteté de très bonne. Je n’ai pas observé de franges colorées gênantes autour des caractères ni de comportement inhabituel susceptible de rendre la lecture fatigante.
Cette définition change réellement l’usage d’un ultrawide de 45 pouces. La surface reste immense, mais les interfaces, les textes et les détails fins conservent une précision suffisamment élevée pour une utilisation quotidienne confortable.
Multitâche et productivité
Le 21:9 est très agréable pour afficher plusieurs fenêtres côte à côte. Il devient facile de conserver un navigateur ouvert tout en utilisant une autre application, ou de répartir plusieurs outils de travail sur la largeur de la dalle.
Pour la bureautique et la création légère, le format est efficace.
Pour le streaming, je recommande tout de même un second écran. Lorsque le jeu occupe toute la surface du LG, il est beaucoup plus pratique de laisser OBS, le chat et les outils de contrôle sur un moniteur secondaire.

Aucun inconfort après plusieurs heures
Malgré la taille et la courbure 800R, je n’ai constaté :
- Aucune fatigue visuelle particulière
- Aucune gêne liée à la courbure
- Aucune gêne liée aux 45 pouces
- Aucune fatigue provoquée par le contraste ou la luminosité
La courbure devient rapidement naturelle lorsqu’on est correctement placé face à l’écran.
Des reflets très présents
Le principal défaut en SDR concerne les sources lumineuses environnantes.
La dalle est très sensible :
- À la lumière du jour
- Aux fenêtres
- Aux lampes allumées
- Aux sources lumineuses placées face ou à proximité de l’écran
Les reflets peuvent devenir gênants en journée ou dans une pièce éclairée. La luminosité reste suffisante pour conserver une image lisible, mais l’expérience est clairement meilleure la nuit ou dans un environnement lumineux maîtrisé.
HDR : bon dans l’ensemble, mais partagé entre fidélité et impact
Ma configuration HDR
Je n’active pas le HDR en permanence. Je le lance manuellement avant de jouer à un titre compatible.
- Un profil créé avec Windows HDR Calibration
- Une valeur affichée de 604 nits
- Le curseur de luminosité du contenu SDR réglé sur 25
- Auto HDR désactivé
La valeur de 604 nits ne correspond pas à une mesure instrumentale. Il s’agit de la valeur déterminée ou affichée par les outils de calibration et les jeux.
Gamer 1 : mon choix pour la fidélité
J’utilise principalement Gamer 1 en HDR.
À mes yeux, il s’agit du profil le plus fidèle. Les couleurs ne semblent pas artificiellement sursaturées, les blancs sont bons et l’équilibre général est plus naturel.
Son principal défaut est son manque d’impact immédiat. Au premier démarrage, Gamer 1 m’a paru assez fade, presque comme si une partie de la richesse colorimétrique avait été retenue. Le rendu peut évoquer légèrement un mode sRGB dans sa retenue.
Il ne s’agit pas d’une image mauvaise, mais elle ne produit pas immédiatement l’effet spectaculaire que l’on peut attendre d’un grand écran OLED HDR.
Gamer 2 : l’effet « wow »
Gamer 2 change nettement la perception de l’image.
Ce profil apporte à mes yeux :
- Des couleurs plus riches
- Davantage de contraste
- Une luminosité perçue plus forte
- Un rendu global beaucoup plus spectaculaire
L’effet « wow » est bien présent. Les jeux paraissent immédiatement plus vivants et plus percutants.
En contrepartie, je trouve Gamer 2 moins fidèle. Je le vois davantage comme un profil démonstratif que comme le meilleur choix pour respecter l’intention visuelle d’origine.
Mon choix reste donc Gamer 1 pour jouer sérieusement, même si Gamer 2 est beaucoup plus impressionnant lors d’une première démonstration.
Qualité générale du HDR
Dans l’ensemble, je juge le HDR bon.
- Néons
- Flammes
- Explosions
- Reflets
- Sources lumineuses ponctuelles
Les noirs sont parfaits et la lisibilité dans les ombres est bonne. Les scènes sombres bénéficient pleinement de la capacité de l’OLED à éteindre individuellement ses pixels.
La température des blancs me paraît également bonne avec mon réglage actuel.
Un assombrissement automatique visible
J’ai remarqué une variation de luminosité lorsque :
- Une grande zone blanche apparaît
- Une scène devient très lumineuse
- Une fenêtre claire est agrandie
- Un flash ou un changement brutal de scène se produit
Ce comportement de type ABL est visible, mais il reste peu gênant dans mon utilisation. Je le remarque, sans qu’il suffise à casser l’expérience.
Le banding dans les dégradés : le principal défaut de mon exemplaire
Dans cet article, j’utilise le terme « banding » pour désigner des paliers ou bandes visibles dans les dégradés de couleurs et de luminosité. Je ne parle pas ici d’un défaut d’uniformité verticale permanent sur la dalle.
Le banding est le point qui m’a le plus déçu.
Il se manifeste par des bandes visibles dans les transitions qui devraient normalement paraître progressives. Je l’observe notamment dans :
- Les ciels
- Les brouillards
- Les transitions sombres
- Les halos lumineux
- Les menus
- Les fonds unis
- Plus généralement, de nombreux types de dégradés
Il ne faut pas nécessairement chercher le phénomène pour le voir. Dans certains jeux et certaines vidéos, il devient régulièrement gênant.
Les mises à jour, la calibration HDR et les cycles de nettoyage OLED ne l’ont pas fait disparaître.
Je précise qu’il s’agit de mon exemplaire, de ma configuration et de mon observation visuelle. Je ne peux pas affirmer que chaque 45GX950A-B présente exactement le même niveau de banding.
Cela reste néanmoins, dans mon test, le défaut le plus sérieux du moniteur.
Expérience gaming : l’immersion comme argument principal
Une différence immédiatement visible
Le changement d’échelle s’est fait sentir dès les premières minutes.
La plus grande qualité du LG UltraGear 45GX950A-B est, selon moi, l’immersion offerte par ses 45 pouces. Dans les jeux AAA, l’image occupe une grande partie du champ de vision, avec une hauteur suffisamment importante pour ne pas donner l’impression d’utiliser une simple bande ultrawide.
Le format 21:9 est agréable et immersif. L’élargissement du champ de vision représente un petit avantage supplémentaire lorsque le jeu le prend correctement en charge.
Une courbure 800R parfaitement adaptée
La courbure 800R me paraît parfaitement cohérente avec la taille de l’écran.
Elle rapproche visuellement les extrémités de la dalle et facilite leur lecture. Dans les jeux, elle renforce réellement la sensation d’enveloppement.
Sur un écran plus petit, une telle courbure pourrait sembler excessive. Sur 45 pouces, elle me paraît naturelle.

Des jeux particulièrement impressionnants
Les titres qui m’ont le plus marqué sur cet écran sont notamment :
- God of War Ragnarök
- The Last of Us Part I
- The Last of Us Part II
- Black Myth: Wukong
- Cyberpunk 2077
Ces jeux profitent particulièrement bien de la combinaison entre la largeur, la hauteur d’image, les noirs OLED et la courbure.
L’expérience ne se résume pas à voir davantage sur les côtés. C’est surtout la place occupée par l’image qui change la perception du jeu.
Fluidité, réactivité et G-SYNC
En 5120 × 2160 à 165 Hz, je juge bons :
- La fluidité générale
- La réactivité
- La netteté en mouvement
- Les mouvements rapides de caméra
- La latence ressentie
Pour mes jeux AAA, 165 Hz sont largement suffisants.
Depuis les mises à jour du moniteur et du GPU, je n’ai rencontré :
- Aucun tearing
- Aucun scintillement VRR visible
- Aucune variation de luminosité que j’attribuerais au VRR
- Aucun frame pacing irrégulier notable
- Aucune saccade anormale lorsque le compteur de FPS reste élevé
La combinaison entre la réactivité de l’OLED, les 165 Hz et G-SYNC donne une animation très propre.
Compatibilité 21:9 : encore trop variable selon les jeux
Le format ultrawide n’est pas universellement bien pris en charge.
J’ai rencontré plusieurs situations :
- Cinématiques limitées au 16:9
- Bandes noires sur les côtés
- Interfaces placées trop loin
- Images étirées
- Titres ne prenant pas correctement en charge le 5120 × 2160
Ces problèmes dépendent fortement du jeu. Dans les meilleurs cas, l’expérience est excellente. Dans les moins bons, le format perd une partie de son intérêt.
Valorant est le principal exemple de jeu que j’ai trouvé mal adapté à cette configuration. Pour les joueurs compétitifs très exigeants, un écran 16:9 plus classique reste souvent plus logique, avec une compatibilité plus prévisible et une meilleure concentration de l’image au centre.
Performances en 5120 × 2160 avec une RTX 5090
Une définition réellement plus lourde que la 4K UHD
Le 5120 × 2160 représente environ 11,06 millions de pixels, contre 8,29 millions pour le 3840 × 2160. Il faut donc calculer environ 33 % de pixels supplémentaires par image.
Dans la pratique, la baisse de performances par rapport à la 4K UHD est clairement visible sur ma configuration.
Même avec une RTX 5090, le 5K2K reste une définition exigeante, surtout lorsque l’on active :
- Les réglages Ultra
- Le ray tracing
- Le path tracing
- Les textures au maximum
Cela ne m’oblige pas à réduire fortement la qualité dans la majorité des jeux, mais DLSS et Multi Frame Generation prennent une importance réelle pour exploiter les 165 Hz.
Mes réglages habituels
Mon approche générale reste orientée qualité visuelle :
- Préréglages Ultra ou maximum
- Textures au maximum
- Ray tracing activé
- Path tracing lorsqu’il est disponible
- Rendu natif lorsque les performances le permettent
- DLAA assez souvent
- DLSS Qualité régulièrement
- DLSS Performance rarement
- Multi Frame Generation lorsque nécessaire
Je n’utilise pratiquement pas le DLSS Équilibré.
Dans les jeux où je l’ai comparé, j’ai parfois préféré le rendu du DLSS Qualité au rendu natif. Il s’agit d’une appréciation personnelle et non d’une règle valable pour tous les jeux.
Multi Frame Generation
J’utilise régulièrement la Multi Frame Generation.
Dans mes observations, elle peut apporter un gain proche d’un doublement de la fluidité affichée. Les artefacts visuels restent très légers et le comportement des interfaces ou des mouvements rapides me paraît acceptable.
La latence perçue reste suffisamment contenue pour mes jeux AAA. Je ne considérerais pas nécessairement le même compromis pour un titre compétitif où chaque milliseconde compte.
FPS observés
| Jeu | Réglages observés | Reconstruction | Génération d’images | FPS affichés |
|---|---|---|---|---|
| Cyberpunk 2077 | Maximum, ray tracing et path tracing | DLSS Qualité | Multi Frame Generation | Jusqu’à 165 FPS |
| Black Myth: Wukong | Maximum avec ray tracing | DLSS Performance | Multi Frame Generation | Jusqu’à 165 FPS |
| The Last of Us | Réglages maximum | DLAA | Multi Frame Generation | Jusqu’à 165 FPS |
Dans ces conditions, les 165 Hz peuvent réellement être exploités, mais il faut comprendre qu’ils reposent souvent sur l’utilisation du DLSS et de la génération d’images. Ce ne sont pas 165 images natives calculées traditionnellement par le GPU.
Je n’ai pas observé de chutes brutales de FPS, de micro-saccades constantes ni de nécessité générale de réduire les réglages dans les jeux testés.
Dual Mode 330 Hz : fluide, mais trop flou pour moi
Les 330 Hz sont bien perceptibles
J’ai vérifié que le système fonctionnait réellement à 330 Hz.
La différence de fluidité entre 165 et 330 Hz est clairement visible, particulièrement dans les mouvements rapides et les jeux compétitifs.
J’ai testé le mode :
- Sur toute la surface des 45 pouces
- Avec une zone d’affichage réduite simulant un écran plus petit
Le changement de mode s’est déroulé correctement. Je n’ai rencontré :
- Aucun écran noir anormalement long
- Aucun problème de mise à l’échelle
- Aucun déplacement gênant de fenêtres
- Aucune fréquence mal reconnue
- Aucun problème particulier avec G-SYNC ou le HDR
Une baisse de qualité trop importante
Le problème est la définition de 2560 × 1080.
Étendue sur une dalle de 45 pouces, elle produit une forte perte de netteté. L’image me paraît très fortement dégradée par rapport au 5120 × 2160.
Même dans Valorant, je préfère conserver le 5120 × 2160 à 165 Hz plutôt que de sacrifier autant de qualité pour atteindre 330 Hz.
Le Dual Mode peut avoir du sens pour un joueur qui place la fluidité au-dessus de tout le reste. Dans mon cas, ma priorité reste la qualité visuelle. J’ai donc seulement utilisé ce mode pour le tester.
Les 330 Hz ne suffisent pas, à eux seuls, à justifier le prix du moniteur.
Utilisation OLED au quotidien
Protections activées
J’utilise les différentes protections OLED disponibles :
- Déplacement des pixels ou de l’image
- Réduction de luminosité des logos et éléments statiques
- Économiseur d’écran
- Cycles de nettoyage de la dalle
J’ai utilisé le nettoyage OLED à la fois automatiquement à l’extinction et manuellement.
Sous Windows, j’utilise également :
- Un fond d’écran animé ou régulièrement changé
- Une extinction rapide de l’écran
Je ne masque pas automatiquement la barre des tâches.
Aucun marquage observé
Je n’ai observé aucun marquage pendant ma période d’utilisation. Cela ne permet toutefois pas de conclure sur le comportement de la dalle après plusieurs années, en particulier avec des éléments statiques affichés quotidiennement.
Après de longues sessions, je n’ai remarqué :
- Aucune baisse progressive inhabituelle de luminosité
- Aucune chaleur importante
- Aucun bruit venant de l’écran ou de l’alimentation
- Aucun comportement anormal
Une dalle délicate à nettoyer
Le revêtement n’est pas particulièrement simple à nettoyer proprement.
Sans un minimum de connaissances sur l’entretien d’un écran OLED, il est facile de déplacer les traces plutôt que de les retirer ou d’utiliser une méthode inadaptée.
Je recommande donc d’être prudent et d’éviter les produits agressifs, les tissus abrasifs et la pression excessive sur la dalle.
Les problèmes que j’ai rencontrés
Sur mon exemplaire, je n’ai constaté :
- Aucun pixel mort ou bloqué
- Aucune tache
- Aucune zone plus sombre
- Aucune différence de teinte gênante
- Aucun problème d’uniformité majeur
- Aucun bug notable du firmware ou de l’OSD
- Aucun problème de mise à l’échelle sous Windows à 150 %
- Aucun bruit
- Aucune instabilité du pied
- Aucune rétention d’image
- Aucun problème actuel de signal
Les véritables limites de mon expérience sont donc les suivantes :
- Le banding, souvent gênant dans les jeux et les vidéos
- Les reflets, très présents face aux sources lumineuses
- La compatibilité variable du 21:9 selon les jeux
- La forte dégradation de netteté en Dual Mode 330 Hz
- L’absence de mode HGiG clairement identifié dans l’OSD
- Le niveau de performances nécessaire pour alimenter le 5120 × 2160
- L’encombrement, qui nécessite un grand bureau
Prix et rapport qualité-prix
Le LG UltraGear 45GX950A-B est un produit premium, avec un prix élevé.
Je trouve cependant ce positionnement cohérent avec ses caractéristiques :
- Dalle OLED de 45 pouces
- Définition 5120 × 2160
- Fréquence de 165 Hz
- Dual Mode à 330 Hz
- Courbure 800R
- Connectique complète
- USB-C avec recharge
- G-SYNC
- Format encore rare sur le marché
Cela ne signifie pas que je le trouve bon marché. Avec le recul, je le rachèterais, mais uniquement à un meilleur prix.
Je n’avais pas identifié de véritable alternative directe réunissant exactement le même format, la même définition et la même taille. Il existe néanmoins des écrans beaucoup moins coûteux pour les configurations plus modestes.
Le 330 Hz ne doit pas être l’argument principal de l’achat. La véritable raison de choisir ce moniteur est son expérience en 5120 × 2160 à 165 Hz.
À qui s’adresse le LG UltraGear 45GX950A-B ?
Je le recommande principalement à ceux qui recherchent :
- Une immersion maximale dans les jeux AAA
- Une grande dalle 21:9 avec une vraie hauteur d’image
- Les noirs et la réactivité de l’OLED
- Une excellente fluidité à 165 Hz
- Une définition beaucoup plus confortable pour les textes et le bureau
- Un écran mixte pour jouer, travailler et connecter un ordinateur portable
- Un moniteur capable de mettre en valeur une configuration très haut de gamme
Je le déconseille principalement à ceux qui possèdent :
- Une petite configuration
- Un bureau peu profond ou un espace restreint
- Une forte sensibilité au banding
- Une majorité de jeux mal compatibles avec le 21:9
- Une priorité absolue donnée à l’e-sport compétitif
- Un budget qui serait mieux réparti entre le moniteur et une mise à niveau du PC
Points forts et points faibles
Points forts
- Immersion exceptionnelle dans les jeux AAA
- Format 45 pouces 21:9 immédiatement spectaculaire
- Courbure 800R parfaitement adaptée à la taille
- Très bonne netteté en 5120 × 2160
- Textes propres à 150 % sous Windows
- Aucun fringing coloré gênant observé
- Noirs OLED parfaits
- Bonne qualité HDR générale
- Fluidité et réactivité très convaincantes à 165 Hz
- G-SYNC stable après les mises à jour
- Aucun scintillement VRR observé
- Bonne expérience de multitâche
- USB-C stable avec recharge suffisante du MacBook
- Pied très stable et simple à régler
- Aucun pixel mort, défaut d’uniformité ou marquage constaté
Points faibles
- Banding souvent visible et parfois gênant
- Gamer 1 manque d’impact visuel
- Gamer 2 paraît plus spectaculaire, mais moins fidèle
- Aucun mode HGiG clairement identifié
- Dalle très sensible aux sources lumineuses
- Perte de netteté majeure en 2560 × 1080 à 330 Hz
- Compatibilité 21:9 encore imparfaite selon les jeux
- Définition très exigeante pour le GPU
- Encombrement important
- Tarif élevé
- Dual Mode insuffisant pour justifier seul le prix
Verdict Great Opti
Le LG UltraGear 45GX950A-B est difficile à départager des meilleurs écrans gaming que j’ai utilisés, car il propose une expérience très particulière.
Il n’est pas irréprochable. Son banding est un vrai défaut, son HDR demande de choisir entre la retenue de Gamer 1 et le rendu plus démonstratif de Gamer 2, et son mode 330 Hz impose un sacrifice visuel trop important pour moi.
Pourtant, son immersion change réellement la manière de jouer.
Revenir à un écran principal 16:9 après avoir goûté à ce 45 pouces 21:9 me donnerait l’impression de passer d’un smartphone grand format à son équivalent compact : le contenu reste accessible, mais le confort visuel n’est plus le même.
Je pourrais encore choisir un 16:9 pour une pratique compétitive hardcore. Pour les jeux AAA, en revanche, je n’ai pas envie de revenir en arrière.
Le LG UltraGear 45GX950A-B est avant tout un écran gaming premium destiné aux grosses configurations. Son immense dalle 21:9 offre une immersion totale dans les jeux AAA, mais son tarif, son encombrement et les ressources nécessaires pour exploiter le 5120 × 2160 le réservent à un public exigeant et bien équipé. Le mode 330 Hz ne justifie pas à lui seul son prix, et les petites configurations trouveront des alternatives beaucoup moins coûteuses et plus cohérentes.
Verdict Great Opti par Ben
Sources techniques
Les caractéristiques constructeur citées dans ce test sont vérifiées à partir des pages officielles LG Belgique ci-dessous. Les observations personnelles du test ne sont pas attribuées à LG.
