Une version 1.65 disponible le 14 juillet sur Windows
CPUID a publié HWMonitor 1.65 le 14 juillet 2026. Le journal officiel de cette version tient en deux ajouts : la température hotspot sur les GPU NVIDIA RTX 50x0 et un support préliminaire du GPU chinois Lisuan 7G100. La disponibilité est immédiate depuis la page officielle, sous forme d'installateur ou d'archive ZIP pour Windows x86 et x64. CPUID ne mentionne ni édition macOS ou Linux, ni nouvelle tarification, ni dépendance à une version précise du pilote GeForce.

La nouveauté vise toute la famille GeForce RTX 50 d'après la formulation de CPUID, et pas seulement un modèle Founders Edition. Elle répond à un manque concret : les outils de suivi grand public affichaient généralement la température GPU moyenne de Blackwell sans exposer le point le plus chaud. Hardware Busters et VideoCardz ont confirmé la présence de cette lecture dans la version diffusée. Ils n'apportent toutefois pas de validation métrologique indépendante ni de liste exhaustive de cartes partenaires testées.
Il faut séparer le fait confirmé de son interprétation. CPUID confirme la prise en charge du capteur, mais ne détaille pas le chemin logiciel utilisé pour y accéder, la fréquence d'échantillonnage propre à ce relevé ou une éventuelle correction appliquée. NVIDIA n'a pas publié, dans les sources consultées, de note technique validant publiquement cette implémentation. La lecture est donc utile comme donnée de diagnostic, pas comme nouveau standard officiel accompagné de seuils certifiés.
Le hotspot complète la température GPU moyenne
Une puce graphique ne chauffe pas uniformément. La charge des unités, l'alimentation, la pression du refroidisseur et la répartition de la pâte thermique créent des zones plus chaudes. La température GPU couramment affichée résume un comportement global ; le hotspot représente la valeur la plus élevée remontée par le réseau de capteurs à un instant donné. Observer les deux mesures permet donc de calculer un écart, souvent plus instructif qu'un chiffre isolé.

Un écart qui augmente brutalement sous une charge reproductible peut orienter vers un contact imparfait entre la puce et le radiateur, une pâte thermique mal répartie ou un refroidissement localement moins efficace. Il ne prouve pas à lui seul la cause. La température ambiante, le boîtier, la courbe des ventilateurs, la limite de puissance, le modèle de carte et le scénario de jeu modifient tous le résultat. Comparer une RTX 5090 Founders Edition à une RTX 5070 Ti personnalisée sans protocole commun n'aurait donc que peu de valeur.
Cette télémétrie n'ajoute aucune image par seconde et ne change pas le fonctionnement du DLSS ou du ray tracing. Son intérêt est préventif : expliquer une baisse de fréquence, un ventilateur anormalement agressif ou un comportement qui se dégrade avec le temps. Elle peut aussi fournir un état de référence avant et après un changement de flux d'air. Le gain attendu est une meilleure décision, pas une optimisation automatique de la carte graphique.
Un protocole simple pour obtenir une mesure exploitable
Pour établir une référence, il faut d'abord installer ou extraire HWMonitor depuis le site officiel de CPUID, fermer les tâches lourdes non nécessaires et laisser la machine revenir à une température stable. Lancez ensuite le même jeu, benchmark ou stress test avec les mêmes réglages, la même limite d'images par seconde et une durée comparable. Notez la température ambiante si possible. Les valeurs minimales, actuelles et maximales n'ont de sens que si le protocole reste identique d'une session à l'autre.

Surveillez ensemble la température GPU, le hotspot, la puissance, les fréquences et la vitesse des ventilateurs. Une pointe très brève n'a pas la même portée qu'un écart durable accompagné d'une baisse de fréquence. Répétez le test au moins une fois et comparez au comportement historique de cette même carte. Les données sont particulièrement utiles après un nettoyage, une modification de la courbe de ventilation ou l'apparition récente de bruit, mais elles ne remplacent pas une vérification physique du flux d'air et des filtres.
Aucun seuil hotspot universel ne doit être inventé à partir de la limite de température GPU publiée dans les fiches NVIDIA. Ces valeurs ne décrivent pas nécessairement le même capteur. Si l'écart devient inhabituel pour votre propre carte, si la fréquence chute ou si des arrêts surviennent, conservez des captures et les conditions du test, puis contactez le fabricant. Une carte sous garantie ne doit pas être démontée sur la seule base d'une mesure nouvelle sans suivre les conditions de support du constructeur.
Le cas à 107 °C ne valide pas encore HWMonitor
La remise en avant du hotspot suit un cas documenté quelques jours plus tôt. Tom's Hardware a relayé une RTX 5070 Ti dont la température GPU restait autour de 67 à 68 °C alors qu'un outil interne NVIDIA appelé MODS relevait un hotspot à 107 °C, avec limitation thermique. Une nouvelle application de pâte thermique aurait corrigé le problème. Il s'agit d'une carte précise, examinée avec un outil différent avant la sortie de HWMonitor 1.65, pas d'un défaut établi sur toute la gamme RTX 50.

MODS n'est pas un utilitaire public recommandé aux joueurs, et son accès ne doit pas être contourné. HWMonitor représente justement une voie officielle et beaucoup plus simple pour observer la donnée sous Windows. La comparaison directe entre les deux outils reste cependant à publier : CPUID ne fournit pas de tableau d'écart, de cartes de référence ou de protocole de calibration dans son bref changelog. Les premières analyses sérieuses devront confronter les mesures sur plusieurs modèles, pilotes et charges.
HWMonitor 1.65 apporte donc une information attendue et potentiellement décisive pour les diagnostics de chauffe, avec une limite claire : voir une valeur ne suffit pas à l'expliquer. Great Opti recommande de l'intégrer à un ensemble de mesures reproductibles plutôt que de poursuivre le nombre le plus bas. Le support préliminaire du Lisuan 7G100 complète la version, mais CPUID n'en précise ni la disponibilité commerciale ni le niveau fonctionnel ; il ne faut pas le présenter comme une prise en charge finalisée.


